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Fromagerie Michel Terrat

Fromagerie Michel Terrat

Crèmerie, fromagerie, vente de fromages au détail sur les marchés proche de TOULOUSE.

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Hommage à notre collègue et ami Jean-Claude, parti trop tôt

Michel TERRAT —
Hommage à notre collègue et ami Jean-Claude, parti trop tôt

Bonjour à tous,

Comme vous l'avez constaté il a une place bien vide sur les marchés de Ramonville,Colomiers, Tournefeuille.

Alors avec l'accord de Patricia je vous fait part de l'hommage d'un fils (Jérémy) à un père disparu.

Mais pour ceux qui se pose la question. Oui le fils et la maman vont revenir sur les marchés, avec tous les produits du papa.

A bientôt.

« Tu vois l’horizon Fiston ? Je te surveille »

Je sais que tu adorais ma plume, toi, JC, le premier à m’avoir soutenu dans mon rêve de journaliste. C’est pourquoi aujourd’hui je me suis posé devant mon écran pour t’écrire ces quelques mots. Je ne sais pas d’où tu me liras mais je sais que tu le feras, car du premier au dernier article, tu auras été là pour moi et celui-ci n’en est qu’un de plus à rajouter à cette longue liste.

J’aurais des milliers et des milliers de choses à te dire, comme le fait que je t’aime, moi, ton fils, ton bras droit comme tu aimais si souvent m’appeler. Je ne connais pas beaucoup de fils qui auront eu pareille relation avec leur père, que ce soit à la maison, au boulot ou sur le vélo, ce vélo que tu aimais tant. JC la machine comme on t’appelait, l’aventurier plutôt mignon comme tu te définissais.

Tu étais, pour nous tous, notre modèle ; notre petit Mozart à nous, notre petit Zizou à nous, notre petit Papou à nous, tout simplement. Alors oui, tu nous as toujours surpris. Mais celle-ci fut celle de trop Papa. L’attaque surprise de trop. Crois-moi, personne ne t’a vu venir, personne ne t’a entendu partir. Je sais que tu adorerais me raconter ton attaque comme une de tes si nombreuses mais celle-ci fut quelques peu différentes... Je t’entends parler, je te vois me le raconter, avec tes gestes. T’es bien placé, bien calé dans la roue, à l’abri du vent, en dernière position, tu changes de braquet, baisses un pignon, te décales sur le côté de la route et tu t’en vas, très loin –trop loin-, dans ton style si caractéristique. Je ne me rappelle pas t’avoir laissé le droit de gagner ne serait-ce qu’un seul sprint Papou, mais crois-moi, sur ce coup-la, je ne t’ai pas vu partir. Profites-en pour lever les bras au ciel, tu ne dois pas en être très loin à l’heure où je t’écris. Ne te retourne pas Papou, regarde devant toi, tu devrais voir le panneau du Paradis à quelques kilomètres. Un dernier virage à angle droit et je ne te vois plus, mais j’arrive à t’imaginer, comme si tu étais là, aussi humain et vivant que tu l’auras été.

Tu as su me donner tout ce qu’un fils avait besoin. Merci d’avoir fait de moi ton sosie, de m’avoir offert ton optimisme, ton sourire, ta joie de vivre et ton amour pour tes proches, mère, père, beaux-parents, frères, sœur, nièces, fille, belles-sœurs, beaux-frères, beau-fils, collègues, clients et sans oublier, d’avoir offert à Mamounette cette si belle vie.

Je t’honorerai jusqu’au bout Papa, dans ton beau camion jaune, sous tes beaux-parasols.

Je t’écrirai bientôt.

Ton fils.

Je t’aime.

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Katia 10/07/2016 11:52

Quel vide au marché ce matin! Un petit mot pour dire que plus d'un aura apprecié son sourire constant, sa gentillesse vraie.
KG